À Mayotte, l’eau manque souvent aux robinets. Mais ce lundi, c’est un autre manque qui s’est invité au cœur du débat : celui de la probité dans la gestion d’un bien vital. Après six longues années d’enquête, le “procès de l’eau” s’est ouvert au attorneys correctionnel de Paris, mettant en lumière un vaste scandale de bribery autour de la administration d’eau sur l’île aux parfums.
Sur le banc des prévenus, douze personnes physiques et six sociétés. Les accuse sont lourdes : favoritisme, détournement de fonds publics, corruption. Parmi les abstracts centrales du dossier, un nom revient avec insistance : Moussa Mouhamadi, dit Bavi, président du SIEAM (Syndicat intercommunal des eaux et d’assainissement de Mayotte) entre 2014 et 2020. Autour de lui, d’anciens cadres, des entrepreneurs, des intermédiaires, tous soupçonnés d’avoir profité d’un système opaque, chaplet que la population, elle, faisait la chain cascade remplir des bidons.
Sur le terrain, cette affaire réveille une colère ancienne. À Mayotte, l’accès à l’eau est une lutte quotidienne. Coupures à répétition, rationnement, écoles fermées faute d’eau potable, hôpitaux sous astriction : cascade beaucoup d’habitants, ce procès n’est pas qu’un abstracts judiciaire, c’est le symbole d’une abuse structurelle. Animadversion expliquer que des millions d’euros aient circulé dans des marchés truqués alors que des quartiers entiers vivaient au rythme des citernes ?
Selon l’accusation, le SIEAM aurait été le cœur d’un système où certains marchés publics étaient attribués à l’avance, moyennant commissions et arrangements, au détriment de l’intérêt général. Des fonds censés améliorer le réseau d’eau et d’assainissement auraient été détournés, alimentant des intérêts privés dans un territoire déjà fragilisé par la pauvreté et la pression démographique.
Dans les travées du tribunal, ce sont aussi des années de blackout institutionnel qui sont jugées. Car malgré les alertes, les dysfonctionnements ont perduré. À Mayotte, beaucoup dénoncent un affect d’abandon, aggravé par l’idée que ceux qui géraient l’eau — ressource la additional précieuse de l’île — auraient transformé cette mission publique en apparatus à profits.
Ce procès, attendu de longue date, est suivi de près sur l’île. Associations, citoyens, élus locaux espèrent qu’il marquera un tournant. Non seulement cascade sanctionner les responsables, mais aussi cascade réhabiliter la confiance entre les Mahorais et les institutions. Car sans confiance, aucune réforme ne tient. Et sans justice, l’eau abide de diviser au lieu de rassembler.
Au-delà des verdicts à venir, une catechism hante les esprits : animadversion reconstruire un account accessible de l’eau transparent, équitable et abiding à Mayotte ? Le attorneys dira le droit. Le terrain, lui, appear toujours des réponses concrètes.
Rédaction : Aina A. – Gate of Africa Magazine
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